Jorge Luis Borges fait partie de mes auteurs fétiches. Est-ce parce qu’il était bibliothécaire comme moi et que sa nouvelle la plus célèbre est La Bibliothèque de Babel, sous le patronage de laquelle j’ai placé ce carnet ? En partie sans doute, mais ce qui me plaît surtout, c’est cet art inimitable de la nouvelle, ou pour mieux dire du conte, puisque c’est du mot cuentos qu’il désigne ses perles littéraires.
Comme par ailleurs je m’intéresse à la traduction et aux traducteurs, je me devais de lire le long article de Federico Calle Jorda, Il faut retraduire Borges, paru dans le n° 92 d’En attendant Nadeau en décembre 2019. Si personnellement, je suis bien incapable de juger de la valeur des traductions de Roger Caillois ou de Françoise Rosset, mes connaissances en espagnol étant nulles, même si je peux comprendre qu’elles ne sont pas sans défaut, cela ne change rien au fait très simple que tout lecteur non-hispanisant restera toujours tributaire des traducteurs et que ceux-ci étant faillibles comme tout être humain, une nouvelle traduction ne saurait non plus être sans défauts. Mais il me semble que j’énonce là un truisme.
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