Tous les articles par Jean Stouff

Bibliothécaire à la BU des Deux Lions de l'université de Tours. Ancien étudiant d'histoire à l'université de Provence - Aix-Marseille I.

Les canulars picturaux et l’origine de l’art moderne (1) Monochromes

J’assistais l’autre jour à une fort intéressante conférence-spectacle de Jacques Mougenot sur l’affaire Dussaert, du nom de Philippe Dussaert (1947-1989), fondateur de l’école vacuiste. Si vous avez l’occasion d’y assister, n’hésitez pas. Outre l’agrément du spectacle, cela donne à penser sur le statut de l’oeuvre d’art et celui de l’artiste.

Cela m’a donné envie de m’intéresser aux canulars picturaux dans leur rapport avec les origines de l’abstraction. Je commencerai ici par les monochromes.

Avant de devenir l’affaire d’artistes “sérieux” avec le Carré blanc sur fond blanc (1918) de Malevitch et les propositions monochromes d’Yves Klein (1955), le monochrome, forme radicale de peinture abstraite,  a fait les délices des humoristes de la seconde moitié du XIXe siècle, Alphonse Allais n’étant du reste pas le premier, avec sa Première Communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige (1883).

Voir sur le sujet les sites suivants : L’AlamblogL’imposture en peinture et Radical Art. Il y est notamment question…

… de Bertall, qui dans ses caricatures parues dans l’Illustration, Journal universel présente en 1843 le dessin d’un tableau noir constellé de points blancs avec pour légende : Vue de la hougue (effet de nuit), par M. Jean-Louis Petit ;

… d’un monochrome bleu signalé dans Le Diable au Salon : revue comique, critique et très-chique de l’exposition des Beaux-Arts (Bruxelles, 15 août – 31 octobre 1851) ; avec une foultitude d’illustrations sur pierre et sur bois, par les premiers maçons et les meilleurs charpentiers du pays, parue chez Caquet-Bonbec et Cie éditeurs avec pour auteur Japhet (J.A. Luthereau) et pour illustrateur Félicien Rops ;

… du Combat de nègres dans une cave pendant la nuit exposé par Paul Bilhaud au Salon des Arts incohérents de 1882 (cf. le site Philippe Declerk et Les arts incohérents, site de Catherine Charpin)  ;

… de l’Album primo-avrilesque contenant sept monochromes publié par Alphonse Allais chez Ollendorf, le 1er avril 1897 (cf. l’A.B.C.daire d’Alphonse) et réédité en novembre 1999 par les éditions Climats et  janvier 2005 par les éditions Al Dante (cf. Chronic’art)

… du dessin animé Le Peintre néo-impressionniste d’Emile Cohl (1910) dont vous trouverez ci-dessous un résumé trouvé sur RAForum dans un article d’Isabelle Marinone (NB : un article entier, signé cette fois Denys Riout, lui est consacré dans la revue 1895) :

L’anti-académisme de Cohl ouvre la voie aux avant-gardistes cubistes, futuristes, dadaïstes et surréalistes. L’invention de nouvelles formes plastiques ajoute une cassure des perceptions réalistes au discours ironique du cinéaste sur la société. Le père du dessin animé pense à l’utilisation de la couleur, avec notamment Le peintre néo-impressionniste en 1910, film imprégné d’humour Incohérent. L’œuvre mélange personnages réels en noir et blanc et dessins animés en couleur. L’histoire décrit un peintre néo-impressionniste présentant à un acheteur, un ecclésiastique, ces toiles monochromes qui rapidement s’animent. Chaque tableau fait penser aux œuvres proposées à l’exposition des Incohérents de 1883, par Alphonse Allais. Cohl en donne une nouvelle version en fonction des anciens titres fantaisistes, [44] bien que le plus souvent il illustre le plus fidèlement possible l’idée de base de chaque cadre. Ainsi la toile jaune présente un soleil souriant au visage d’André Gill, la toile verte un diable ventru buvant de l’absinthe, la toile rouge des cardinaux en forme de tomates … Le tout devant le curé ébahi et indigné. Le film se termine sur le peintre riant [45] du religieux, qui part furieux et sans le moindre tableau. Emile Cohl rend ici, de manière claire, un hommage aux Incohérents et aux Néo-impressionnistes, alors composés des artistes anarchistes Paul Signac, [46] Lucien Pissarro [47] et Maximilien Luce. [48] Cohl choisit de placer un homme d’Eglise comme acheteur, et souligne ainsi la provocation du peintre face aux normes établies. Il renforce un aspect anticlérical assez peu visible dans le reste de ses productions.

La fin du film décrite dans ce résumé correspond pas à celle que nous pouvons voir dan la version ci-dessous (merci à Marie Paccou qui me l’a signalé), où au contraire le religieux prend le tout. Mise à jour du 22 novembre 2016.

Grâce à l’ouvrage de Denys Riout, La peinture monochrome : histoire et archéologie d’un genre (J. Chambon, 1996, puis Gallimard, 2006 pour une édition revue et augmentée), j’ai trouvé deux toiles signalées dans le catalogue de l’exposition des Arts incohérents de 1889 : Eclipse totale de soleil en Afrique centrale d’Amillet et Wagon de fumeurs dans un tunnel de Guillon. Leur existence est néanmoins incertaine.

Enfin, parmi les littérateurs, outre Alphonse Allais, Georges Fourest (cf. un article de Laurent Robert sur le site Romanitas où vous trouverez une véritable préhistoire du monochrome littéraire) ou Alexandre Dumas (cf. une précédente  chronique), nous pouvons remonter plus haut que le XIXe siècle et citer, comme le fait Wikipédia,  Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme publié en 1760, où Laurence Sterne introduit une page noire au chapitre XII, ou encore Voltaire, qui attribue à Micromégas un ouvrage de philosophie constitué de feuilles blanches.

Autour du livre de Marie-Claire Planche, De l’iconographie racinienne

Voici un livre que je n’ai pas lu, mais dont le thème me semble intéressant :
 
Marie-Claire Planche : De l’iconographie racinienne : dessiner et peindre les passions. Turhnout, Brepols, « Styles du savoir », 2010, 326 p., 97 ill. nb.

Sur l’ouvrage et l’auteur, voir le site de Marie-Claude Planche. Vous pouvez aussi lire le prologue de ce livre dans les Varia 2 (été 2010) de la revue Textimage.

Cela m’a donné envie de chercher quelques images en rapport avec le sujet.

Sur le site Utpictura18, vous pouvez trouver des gravures réalisées par divers graveurs, notamment celles faites d’après les dessins de Jacques de Sève pour l’édition des Oeuvres de Racine publiée en 1767 par la Compagnie des libraires.

Voici quelques autres images glanées sur internet. Cliquez essus, vous aurez accès au texte de la pièce sur le site indiqué. Profitez-en pour (re)lire ces classiques.

 

Estampe de Philippe Chéry (1759-1838) pour Andromaque trouvée sur Méditerranées
Estampe de Philippe Chéry (1759-1838) pour Andromaque trouvée sur Méditerranées
 

Phèdre et Hippolyte, illustration trouvée dans la Bibliotheca augustana
Phèdre et Hippolyte, illustration trouvée dans la Bibliotheca augustana

 

Esther, illutration extraite des Oeuvres de Racine (M.-E. David, 1760)
Esther, illutration extraite des Oeuvres de Racine (M.-E. David, 1760)

 

 

Passage de la Mer rouge par les Hébreux ou les prémices de l’abstraction selon Alexandre Dumas père

Voici un extrait d’Alexandre Dumas (cf. Le Corricolo, fin du chapitre 40, consultable sur Méditerranées) :

Je leur raconterai tout simplement l’histoire d’un pauvre fou que j’ai vu à Charenton, et qui m’a paru non seulement plus sage, mais encore plus logique qu’eux. Sa folie était de se croire un grand peintre, et à son avis il venait d’exécuter son chef d’oeuvre.

Ce chef-d’oeuvre, recouvert d’une toile verte, était le Passage de la mer Rouge par les Hébreux.

Il vous conduisait devant le chef-d’oeuvre, levait la toile verte, et l’on apercevait une toile blanche.

– Voyez, disait-il, voilà mon tableau.
– Et il représente ? demandait le visiteur.
– Il représente le Passage de la mer Rouge par les Hébreux.
– Pardon ! mais où est la mer ?
– Elle s’est retirée.
– Où sont les Hébreux ?
– Ils sont passés.
– Et les Egyptiens ?
– Ils vont venir.

L’immortel auteur des Trois Mousquetaires était si content de cette anecdote, qu’il l’a réutilisé sous une autre forme dans ses Mémoires (voir le site Dumas père) :

Maintenant, il s’agissait de décorer l’appartement. C’était l’affaire de mes amis les peintres.

A peine surent-ils le besoin que j’avais d’eux, qu’ils vinrent m’offrir leurs services. Il y avait quatre pièces à peindre ; on se partagea la besogne.

Les décorateurs étaient tout simplement Eugène Delacroix, Louis et Clément Boulanger, Alfred et Tony Johannot, Decamps, Granville, Jadin, Barye, Nanteuil, nos premiers artistes enfin. (…)

Le lendemain, on commença l’œuvre avec le jour. La plupart des travailleurs, au reste, en étaient aux trois quarts de leur besogne. Clément Boulanger et Barye avaient fini. Louis Boulanger n’avait plus que trois ou quatre heures de travail. Decamps donnait les dernières touches à son Debureau, et Jadin à ses coquelicots et à ses bleuets ; Granville en- était à ses dessus de porte, quand, ainsi qu’il l’avait promis, Delacroix arriva.

– Eh bien, où en sommes-nous ? demanda-t-il.
– Mais vous voyez, dit chaque travailleur en s’effaçant pour laisser voir son œuvre.
– Ah çà ! mais c’est de la miniature que vous faites là ! Il fallait me prévenir : je serais venu il y a un mois.

Et il fit le tour des quatre chambres, s’arrêtant devant chaque panneau, et trouvant le moyen, grâce au charmant esprit dont il est doué, de dire un mot agréable à chacun de ses confrères.

Puis, comme on allait déjeuner, il déjeuna. Le déjeuner fini :

– Eh bien ? demanda-t-il en se tournant vers le panneau vide.
– Eh bien, voilà ! lui dis-je ; c’est le tableau du Passage de la mer Rouge : la mer est retirée, les Israélites sont passés, les Egyptiens ne sont point arrivés encore.
– Alors, je profiterai de cela pour faire autre chose. Que voulez-vous que je vous bâcle là-dessus ?
– Mais, vous savez, un Roi Rodrigue après la bataille : Sur les rives murmurantes

« Du fleuve aux ondes sanglantes,
Le roi sans royaume allait,
Froissant, dans ses mains saignantes,
Les grains d’or d’un chapelet. »

– Ainsi, c’est bien cela que vous voulez ?
– Oui.
– Quand ce sera à moitié fait, vous ne me demanderez pas autre chose ?
– Parbleu !
– Va donc pour le roi Rodrigue !

Et, sans ôter sa petite redingote noire collée à son corps, sans relever ses manches ni ses manchettes, sans passer ni blouse ni vareuse, Delacroix commença par prendre son fusain ; en trois ou quatre coups, il eut esquissé le cheval ; en cinq ou six, le cavalier ; en sept ou huit le paysage, morts, mourants et fuyards compris. Puis, faisant assez de ce croquis, inintelligible pour tout autre que lui, il prit brosse et pinceaux, et commença de peindre.

Alors, en un instant, et comme si l’on eût déchiré une toile, on vit sous sa main apparaître d’abord un cavalier tout sanglant, tout meurtri, tout blessé, traîné à peine par son cheval, sanglant, meurtri et blessé comme lui, n’ayant plus assez de l’appui des étriers, et se courbant sur sa longue lance ; autour de lui, devant lui, derrière lui, des morts par monceaux. Au bord de la rivière, des blessés essayant d’approcher leurs lèvres de l’eau, et laissant derrière eux une trace de sang. Al’horizon, tant que l’oeil pouvait s’étendre, un champ de bataille acharné, terrible. Sur tout cela, se couchant dans un horizon épaissi par la vapeur du sang, un soleil pareil à un bouclier rougi à la forge ; puis, enfin, dans un ciel bleu se fondant à mesure qu’il s’éloigne, dans un vert d’une teinte inappréciable, quelques nuages roses comme le duvet d’un ibis.

Tout cela était merveilleux à voir : aussi un cercle s’était-il fait autour du maître, et chacun, sans jalousie, sans envie, avait quitté sa besogne pour venir battre des mains à cet autre Rubens qui improvisait tout à la fois la composition et l’exécution.

Bibliotheca Sinica

Bibliotheca Sinica est le titre d’une bibliographie réalisée par Henri Cordier (1), Bibliotheca sinica. Dictionnaire bibliographique des ouvrages relatifs à l’Empire chinois, qui a connu deux éditions de son vivant : la première en 3 volumes entre 1878 et 1895 chez E. Leroux ; la seconde en 4 volumes entre 1904 et 1908 chez E. Guilmoto. D’autres ont suivies, reprenant en fait la seconde édition  : en 1966 chez Ch’eng-Wen publication à Taipei ; en 1971 chez G. Olms à Hildesheim ; en 1997 chez M. Martino à Staten Island. A noter que l’East Asiatic Library de l’Université de Columbia a publié en 1953 un Author index to the Bibliotheca sinica of Henri Cordier‎.

Il existe une autre Bibliotheca Sinica. Il s’agit d’un blog de l’université de Vienne, Bibliotheca Sinica 2.0, qui permet de localiser de nombreux ouvrages numérisés, en relation avec la Wiener China Bibliographie 1477-1939.

D’autre part, Sinica est le nom donné par Gallica à son corpus numérique consacré à la Chine. Vous en trouverez une présentation sur le blog de Gallica.

A propos, d’où vient-il ce mot “sinica” et d’où vient le mot “Chine” ? Epineuse question sur laquelle il existe plusieurs réponses possibles : le mot chinois qui signifie “or” (jin), celui qui signifie “soie” (si), ou le nom de la dynastie des Qin. J’ai trouvé ces diverses étymologies sur les sites suivants : Extraits et sucs de la langue chinoise et WordiQ. Mais si vous avez d’autres explications et références…

(1) Voir la biographie d’Henri Cordier parue dans le Bulletin de l’Ecole Française d’Extrême Orient au momentde sa mort en 1925 et accessible sur Persée. Voir aussi une bibliographie de ses ouvrages réalisée par Candide en Chine.

Chine ancienne, la bibliothèque numérique de Pierre Palpant

La plupart d’entre vous connaissent sans doute Les classiques des sciences sociales, site des plus dignes d’intérêt hébergé par l’Université du Quebec à Chicoutimi (UQAC). Peut-être y avez-vous visité la sous-collection Chine ancienne réalisée par Pierre Palpant ?

En cherchant pour ma précédente chronique  des versions numérisées des ouvrages de la collection Variétés sinologiques, je suis tombé sur un autre site réalisé par la même personne intitulé  Chine ancienne.   Il me semble fort précieux tant pour le sinologue averti que pour le simple curieux (je me range bien évidemment dans la seconde catégorie) .

Voici quelles sont les intentions Pierre Palpant, telles qu’il les exprime lui-même :

Chine ancienne  présente, en téléchargement gratuit (formats pdf et doc),  une bibliothèque numérique d’ouvrages du domaine public sur la Chine impériale, sur son histoire, ses coutumes, ses religions, sa morale, ses grands hommes, son art, sa littérature…

J’ai proposé depuis plusieurs années, sur le site les Classiques des sciences sociales, et selon le même principe, un ensemble d’ouvrages sur la Chine ancienne. Je fais une pause à cette contribution… Et je continue sur Chine ancienne.

Je reprendrai quelques livres déjà présentés, je proposerai surtout des livres nouveaux, notamment ceux du dix-huitième siècle.

 Pour en faire quoi ? Certes, une collection numérique, où les ouvrages, disponibles, sont alignés les uns à côté des autres, sur une étagère virtuelle, comme ci-dessus : chacun indépendant, solitaire dans la foule de ces millions de ressuscités par Internet. Mais pas seulement : avez-vous vu dans presque chaque ouvrage toutes ces bibliographies, ces notes, ces références aux sources d’inspiration, avec titre, édition, et page précisée? Voilà un gisement de liens incroyable, explicitant la pensée de l’auteur, créant un lien intellectuel avec tel autre écrivain.

 Liens manifestement délaissés par les gros numérisateurs de millions de bouquins.
Alors, il faut que les petits se consacrent à ce travail. Localement, bien entendu, microscopiquement, mais tout de même… Pour avoir une bibliothèque où chaque ouvrage épaule l’autre, afin de créer un véritable tissu, grâce à des myriades d’atomes crochus entre les références ou les questions des uns et les textes ou les réponses des autres, liens qui accroissent, recoupent et contrôlent les connaissances insensiblement.
Ainsi, sur un seul clic, vous retrouvez, à partir de la note d’un auteur, la page, et la ligne dans la page, du livre de l’auteur cité. Techniquement, c’est faisable. A ma connaissance pas avec des fichiers pdf. Mais sans problème avec des fichiers doc, pour autant que vous mettiez tous vos fichiers Chine ancienne dans le même dossier.

Voilà les idées à la fondation de cette site.
Quant à leur réalisation, restons très humble pour l’instant. Mais je reprendrai ce que disait Edouard Chavannes à son jeune élève Marcel Granet : « Quand vous serez plongé dans l’univers chinois, vous n’en sortirez plus !»
Puisse cela vous arriver.

Je vous souhaite quant à moi une bonne découverte, épaté que je suis du travail réalisé.

Variétés sinologiques

(Dernière mise à jour : 1e décembre 2015)

En faisant une recherche sur… Sur quoi au fait ? Les rebondissements de la navigation sur la Grande Toile sont parfois tellement tortueux que j’en perds mon point de départ… Bref, je suis tombé par hasard sur l’un des volumes parus dans Variétés sinologiques, ce qui m’a conduit à m’intéresser à cette collection d’abord éditée à Chang-hai (Shanghai)  entre 1892 et 1938 par l’Imprimerie de la mission catholique de l’orphelinat de T’ou-Sè-Wè. Les aléas de l’histoire, avec la guerre sino-japonaise et la victoire finale de Mao Zedong, ont conduit à une éclipse, avant qu’une nouvelle série ne paraisse à partir de 1967 sous l’égide de l’Institut Ricci

La liste ci-dessous concerne la série initiale. Les liens vers les versions numérisées des ouvrages ont été faits quand elles ont pu être localisées.

Parmi les 66 volumes signalés ci-dessous, 18 concernent les Recherches sur les superstitions en Chine de Henri Doré >> Archive.org | Chine ancienne | Bibliotheca sinica 

Mise à jour du 1er décembre 2015 :

Depuis la rédaction de cette chronique , Bibliotheca sinica a établi une liste avec des liens uniquement vers des numérisations qui fournissent des images de page. Les sites Chine ancienne et Les classiques des sciences humaines (UQAC), où une bonne partie des numérisations mentionnées ci-dessous sont situées, proposent des textes électroniques sans la possibilité de comparer ces textes à l’original en offrant des images des pages réelles. Cette précaution peut se comprendre, mais j’aurais quand même tendance à faire confiance à la méticulosité du travail de Pierre Palpant, webmaster du premier site et principal contributeur de la collection consacrée à la Chine ancienne dans le second.

1

Henri Havret. L’île de Tsong-ming à l’embouchure du Yang-tse-kiang. 1892. 2e éd. 1901. >> Archive.orgGallica | Staatsbibliothek zu Berlin

2

Henri Havret. La province du Ngan-hoei. 1893. >> Gallica

3

Louis Gaillard. Croix et swastika en Chine. 1893. >> Archive.org | Gallica

4

Dominique Gandar. Le Canal impérial : étude historique et descriptive. 1903. >> Archive.org | Chine ancienne

5

Etienne Zi (徐). Pratique des examens littéraires en Chine. 1894. >> Gallica | Chine ancienne

6

S. Le Gall. Le philosophe Tchou Hi : sa doctrine, son influence. 1894. >> Gallica

7

Henri Havret. La stèle chrétienne de Si-ngan-fou : Fac-similé de l’inscription syro-chinoise. 1895. >> Archive.org | Gallica

8

Corentin Pétillon. Allusions littéraires (Classifiques 1 à 100). 1895. 2e éd. 1903. >> Archive.org

9

Etienne Zi (徐). Pratique des examens militaires en Chine. 1896. >> Archive.org | Gallica

10

Albert Tschepe Histoire du royaume de Tch’ou 吴 (1122-473 av. J.-C.). 1896. >> Gallica | UQAC

11

Pierre Hoang. Notions techniques sur la propriété en Chine. 1897. >> Archive.org | Gallica

12

Henri Havret. La stèle chrétienne de Si-ngan-fou. 2e partie : Histoire du monument. 1895. >> Gallica

13

Corentin Pétillon. Allusions littéraires (Classifiques 102 à 213). 1895. >> Archive.orgGallica

14

Pierre Hoang. Le mariage chinois au point de vue légal. 1898. >> Archive.orgUQAC

15

Pierre Hoang. Exposé du commerce public du sel. 1898. >> Staatsbibliothek zu Berlin

16

Louis Gaillard. Nankin d’alors et d’aujourd’hui : Plan de Nankin (décembre 1898). 1899. >> National Library of Australia | Staatsbibliothek zu Berlin

17

Jérôme Tobar. Inscriptions juives de K’ai-fong-fou. 1910. >> Archive.org

18

Louis Gaillard. Nankin d’alors et d’aujourd’hui : Nankin port ouvert. 1901. >> Archive.org

19

Henri Havret.  T’ien-tchou 天主 : “Seigneur du Ciel” : à propos d’une stèle bouddhique de Tch’eng-tou. 1901. >> Archive.org

20

Henri Havret. La stèle chrétienne de Si-ngan-fou. 3e partie : Commentaire partiel et pièces justificatives. 1895. >> Gallica

21

Pierre Hoang. Mélanges sur l’administration. 1902. >> GallicaUQAC

22

Albert Tschepe. Histoire du royaume de Tch’ou 楚 (1122-223 av. J.-C.). 1903. >> Archive.orgUQAC

23

Louis Gaillard. Nankin d’alors et d’aujourd’hui : Aperçu historique et géographique. 1903. >> Gallica

24

Mathias Tchang. Synchronismes chinois. 1905. >> Archive.org

25

Simon Kiong (龚古愚). Quelques mots sur la politesse chinoise. 1906. >> Archive.org | Gallica

26

Tchang Tche-tong 张之洞. K’iuen-hio p’ien 劝学篇 Exhortations à l’étude. 1909. >> Archive.org | Gallica

27

Albert Tschepe. Histoire du royaume de Ts’in 秦 (777-207 av. J.-C.). 1909. >> Archive.org | UQAC

28-28bis

Pierre Hoang. Catalogue des tremblements de terre signalés en Chine. 1909. >> Archive.org | Gallica

29

Pierre Hoang. Concordance des chronologies néoméniques chinoise et européenne. 1910. >> Gallica | Archive.org

30

Albert Tschepe. Histoire du royaume de Tsin (1106-452). 1910. >> Archive.orgUQAC

31

Albert Tschepe. Histoire des trois royaumes, Han(423-230) Wei (423-209) et Tchao(403-222). 1910. >> GallicaUQAC

32

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [1-2] : Les pratiques superstitieuses. 1911. >> Chine ancienne | Staatsbibliothek zu Berlin

33

Mathias Tchang. Tombeau des Liang : famille Siao : Siao Choen-tche 萧顺之. 1912. >> Archive.org

34

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [3-4] : Les pratiques superstitieuses. 1911. >> Chine ancienne | Staatsbibliothek zu Berlin

35

Joseph Tardif de Moidrey. Carte des préfectures de Chine et de leur population chrétienne en 1911 中国各府天主教图. 1913.

36

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [5] : La lecture des talismans chinois. 1913. >> Chine ancienne

37

Mathias Tchang et P. de Prunelé. Le Père Simon à Cunha, S J. (ou Li-Yu-Chan), l’homme et l’oeuvre artistique. >> Gallica

38

Joseph Tardif de Moidrey. La hiérarchie catholique en Chine, en Corée et au Japon. 1914. >> Gallica

39

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [6] : La panthéon chinois (1). 1914. >> Chine ancienne

40

Etienne Zi (徐). Notice historique sur les t’oanou cercles du Siu-Tcheou Fou 徐州府, particulièrement sur ceux du district de Ou-toan 五段. 1914. >> Archive.org

41-42

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [7-8] : La panthéon chinois (2-3). 1914. >> Chine ancienne

43

F. Roux. Carte du Se-tch’ouan occidental levée en 1908-1910 四川西境及北境图. 1915. >> Gallica

44-46

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [9-11] : La panthéon chinois (4-6). 1914. >> Chine ancienne

>> Archive.org pour le n° 45

47

Jérôme Tobar. Kiao-ou Ki-lio 教务纪略 Résumé des affaires religieuses. 1917. >> Archive.orgGallica

48

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [12] : La panthéon chinois (7). 1914. >> Archive.org | Chine ancienne

49

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [13] : Popularisation du confucéisme, du bouddhisme et du taoïsme en Chine. 1918. >> Chine ancienne

50

J. van Oost. Dictons et proverbes des Chinois habitant la Mongolie Sud-Ouest. 1918. >> Archive.org

51

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [14] : La doctrine du confucéisme. 1919. >> Archive.org | Chine ancienne

52

Les PP. Havret, Chambeau et Hoang. Mélanges sur la chronologie chinoise . I. Notes concernant la chronologie chinoise  II. Prolégomènes à la concordance néoménique, par le P. Hoang,…. 1920. >> Gallica

53

J. van Oost. Notes sur le T’oemet. 1922. >> Gallica

54

H. Dugout. Carte de la province du Kiang-Sou au 200.000e. 1922 >> Gallica

55

G. Boulais. Manuel du code chinois. 1924. >> Chine ancienne | Gallica

56

Pierre Hoang. Catalogue des éclipses de soleil et de lune. 1925. >> Gallica

57

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [15] : Sommaire historique du bouddhisme (Vie illustrée du Bouddha Çakyamouni). 1929. >> Archive.org | Chine ancienne | Gallica

>> recension : Bulletin de l’Ecole française d’Extrême-Orient , 1929, vol. 29, p. 436-438

58

L. Schram. Le mariage chez les T’ou-jen 土人 du Kan-sou. 1932 >> Gallica

59-60

L. Pfister. Notices biographiques et bibliographiques sur les jésuites de l’ancienne mission de Chine 1552-1773. 1932. >> Gallica

61

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [16] : Sommaire historique du bouddhisme (Inde-Chine jusqu’aux T’ang). 1934. >> Chine ancienne

62

Henri Doré. Recherches sur les superstitions en Chine [17] : Sommaire historique du bouddhisme (Chine, depuis les T’ang jusqu’a nos jours). 1936. >> Archive.org | Chine ancienne

63

Wang Tch’ang-tche 王昌祉. La philosophie morale de Wang Yang-ming 王阳明. 1936. >> UQAC

64

Tchang Tcheng-ming 张正明. L’écriture chinoise et le geste humain 中国文字与人体姿势. 1937 >> Gallica

65

Tchang Tcheng-ming 张正明. Le parallélisme dans les vers du Cheu king. 1937 >> Gallica

66

Henri Doré.Recherches sur les superstitions en Chine [18] : Lao-tse et le taoïsme. 1938. >> Archive.org | Chine ancienne

Rencontres d’Aubrac, ALIA et AAR

A l’occasion de mon billet intitulé Livres censurés, livres de l’Enfer, j’avais reçu un courriel de Muriel Chemouny, responsable du site ALIA (Atelier Littéraire d’Ici et d’ailleurs) pour me signaler une conférence donnée lors des Treizièmes rencontres d’Aubrac. Cela a été pour moi l’occasion de découvrir deux ressources en ligne très riches en conférences sur la littérature et une troisième qui englobe les différents domaines du savoir :

Le site des Rencontres Aubrac avec notamment les programmes des rencontres depuis 1994 et les conférences filmées depuis 2007

ALIA (Atelier Littéraire d’Ici et d’ailleurs)

AAR (Archives Audiovisuelles de la Recherche)

Bonne visite.

La presse ouvrière lyonnaise au début de la Monarchie de Juillet

En cherchant tout autre chose, je suis tombé sur ce site fort intéressant contenant des documents utiles à ceux qui s’intéressent

…. à l’histoire de la classe ouvrière, et singulièrement des canuts,

…. et à l’histoire de la presse en France, et particulièrement à Lyon :

Voir ici la présentation du projet mené par une équipe de chercheurs de l’ENS-LHS (UMR Triangle).

Il s’est achevé en 2010 avec la parution de L’Écho de la fabrique : naissance de la presse ouvrière à Lyon, 1831-1834 dont vous pouvez voir la présentation sur Le comptoir des presses d”universités, sur Fabula ou sur Non de non !

Voir aussi

  • l’article de Jacques Guilhaumou, “De “peuple” à “prolétaire(s)” : Antoine Vidal, porte-parole des ouvriers dans “L’Echo de la Fabrique” en 1831-1832″, disponible sur HAL-SHS ;
  • “L’Echo de la Fabrique: portrait de Maurice Vichard, vainqueur de la Bastille devenu prolétaire”, extrait donné sur le site Révolution francaise