Archives de catégorie : Littérature et autres arts

Drôles de bibs (3) Zombies

Les bibliothécaires sont-ils des zombies ? Certains semblent penser que oui (à droite).

Pour d’autres, ils seraient au contraire les garants de la résistance aux morts vivants en propageant les connaissances nécessaires à leur faire face. Telle a été la position des bibliothécaires américains de la McPherson College’s Miller Library lorsqu’ils ont conçu leur hallucinant Zombie Guide to the Library! Library of the Living Dead (à gauche).

Cette étrange bande dessinée est vraiment un guide  et non un poisson d’avril en retard comme certains pourraient le croire. Elle fait passer de nombreuses informations sur le fonctionnement de la Miller Library. Si je suis moi-même un peu dubitatif, c’est que je n’ai pas les mêmes références culturelles que les étudiants américains auxquels elle est destinée.

Drôles de bibliothèques

Parmi ceux qui ont lu l’appel du 1er avril pour la défense du livre et de la liberté d’expression, certains se sont peut-être souvenu de cet excellent ouvrage ,  Drôles de bibliothèques… le thème de la bibliothèque dans la littérature et le cinéma(1), dont la deuxième édition parut alors que je me préparais à entrer dans ce monde étrange, non plus comme lecteur, mais comme homme du métier. C’était il y a bientôt vingt ans…

Depuis se sont multipliés les blogs de bibliothécaires(2) et cette thématique y a été largement développée, notamment avec les blogs que Caroline Rive qualifie de moqueuses (Couv. ill. en coul., RadamaSometimes, you’re the salt in my coffee…) dans sa typologie des blogs de bibliothécaires(3), mais pas seulement. Ainsi, sur son blog consacré au monde des bibliothèques et les Sciences de l’information, Vagabondages, Thomas Chaimbault propose plusieurs articles détaillés consacrés à la représentation de la bibliothèque et des bibliothécaires.

En 2007, Ecrire la bibliothèque aujourd’hui, sous la direction de Marie-Odile André et Sylvie Ducas reprend l’étude de la représentation des bibliothèques dans la littérature contemporaine de 1980 à 2005(4). Si la bande dessinée y est représentée, est malheureusement absent le cinéma qui occupait une place non négligeable dans l’ouvrage d’Anne-Marie Chaintreau et Renée Lemaître.

A l’exemple de ces précurseurs, je souhaite ouvrir une nouvelle catégorie de chroniques dédiées à la représentation des bibliothèques et des bibliothécaires tant par le texte que par l’image (peinture, bande dessinée, cinéma…). Elle s’intitulera Drôles de bibs en hommage à l’ouvrage déjà cité.

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(1) Voir sa recension par Sophie Danis dans le Bulletin des bibliothèques de France, 1994, t.39 n° 5, p. 86-88.

(2) Voir les listes dressées par Bibliopedia ou BibZen.

(3) “Blogs à lunettes, blogs à paillette. la part de l’intimes dans les blogs de bibliothécaires”, Bibliohèque(s), n° 47/48, décembre 2009, p.54-59.

(4) Voir la recension de l’ouvrage par Florence Bianchi dans le Bulletin des bibliothèques de France, 2008, n° 3, p. 111-112 et celle figurant sur le blog Écritures de la Modernité.

Bande dessinée et propagande (1) L’aventure de Célestin Tournevis

Dès le début de l’Occupation, les Allemands, qui manquent d’ouvriers pour remplacer les hommes engagés au combat, ouvrent des bureaux de placement pour inciter les Français à aller travailler en Allemagne. Ils lancent des campagnes de recrutement par la presse et par voie d’affichage qui promettent aux travailleurs volontaires un salaire égal à celui des ouvriers allemands, les mêmes avantages sociaux ainsi qu’une prime d’éloignement. Les travailleurs volontaires sont cependant assez peu nombreux à se présenter.

Extrait du site du Mémorial de Quineville.

L’aventure de Célestin Tournevis est une courte bande dessinée destinée à encourager les travailleurs français à venir en Allemagne.  Comme vous le verrez, dans la bande dessinée, le sort du travailleur français en Allemagne est largement idéalisé, comme dans les bandes actualités de l’époque. Célestin Tournevis en est tout étonné, lui qui, dans la veine doloriste et expiatoire de Vichy, s’attendait au sort beaucoup plus dur que lui avait décrit le chagrin Têtenbois.

L'aventure de Célestin Tournevis
Pour lire l’histoire cliquez sur l’image (version complète) ou voyez l’exemplaire des archives départementales de la Somme (incomplet : les deux pages centrales manquent). Voir aussi la message l’accompagnant sur le site Prisonniers de guerre

Elle sera détourné par la Résistance avec La mésaventure de Célestin Tournevis.

La mésaventure de Célestin Tournevis
 

L’occupant allemand et Vichy constatant le peu de succès de leur propagande, ce sera l’instauration du tristement célèbre S.T.O. (service du travail obligatoire).

Lire sur le sujet :

L’ouvrage de Helga Elisabeth Bories-Sawala, Dans la gueule du loup: les Français requis du travail en Allemagne (Presses Univ. Septentrion, 2010) et notamment la partie intitulée Le recrutement de main d’œuvre sur une base « libre » (p. 44-50).

Communiquer pour résister, plaquette de préparation du Concours départemental de la Résistance et de la Déportation 2013.

Dernière mise à jour : 16 mai 2024.

Quelques ouvrages sur les artistes modernes et leurs courants

Les éditions Schlaraffenland de Selestat sont spécialisées depuis plusieurs années dans la publication d’ouvrages sur l’art contemporain et ce qu’il est convenu d’appeler les “écoles marginales”.

Parmi ses publications récentes, je signalerai Georges Braque et Nat Tate : la rencontre des géants. Il s’agit tout à la fois des actes du colloque tenu à Varengeville et du catalogue de l’exposition qui l’a accompagné en juin 2009, à l’occasion du cinquantenaire de la rencontre entre le maître cubiste et l’un des plus remarquables représentants de l’expressionnisme abstrait.

Le professeur Gérard Nommier qui a été un des principaux organisateurs de l’exposition de 2009,  prépare pour ces mêmes éditions un catalogue raisonné de l’œuvre  de Nat Tate. Sa parution, initialement prévue fin 2011, a été reportée à la suite de la découverte de tableaux inconnus du peintre dans le grenier d’une maison d’Offranville où il aurait séjourné.  Depuis d’autres découvertes ont eu lieu dans diverses localités de Normandie. Voilà qui va amener William Boyd à apporter quelque modifications à sa biographie  du peintre new-yorkais(1), puisqu’il y estimait que seulement douze de ses œuvres avaient survécu à l’autodafé des 8 et 10 janvier 1960, qui précéda de peu son suicide.

Deux des toiles découvertes ont été acquises par la célèbre galeriste et critique d’art Peggy d’Argenson dont les éditions Schlaraffenland ont publié dernièrement L’esthétique du vide : précurseurs et continuateurs du vacuisme. Elle y souligne notamment l’influence exercée par l’œuvre de Nat Tate sur Philippe Dussaert(2).

Coucher de soleil sur l’Adriatique, Boronali

Les éditions Schlaraffenland annoncent également une biographie du peintre Joachim-Raphaël Boronali, le fondateur de l’excessivisme(3), une réédition de l’étude de Denys Riot consacrée sur la peinture monochrome(4), et le catalogue du musée de la Convergence(5).

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(1) Vous en trouverez un résumé dans un billet du blog Lunettes rouges.

(2) Sur le fondateur du vacuisme, l’ouvrage de référence reste sans conteste L’affaire Dussaert que Jacques Mougenot a tiré de sa conférence. La 2e édition est parue en 2010 aux éditions Edite. Voir aussi la chronique que lui consacre Le Bibliothécaire.

Manifeste de l'excessivisme(3) Découvert par Roland Dorgelès, qui en dresse un portait sensible dans Bouquet de bohème (Paris, 1931), ce peintre a connu une courte période de gloire lors  du salon des Indépendants de 1910 avec la toile Coucher de soleil sur l’Adriatique  et un manifeste théorique, le Manifeste de l’excessivisme. Le tableau figure depuis 1953 dans la collection particulière de Paul Bédu à Milly-la-Forêt. Longtemps introuvable, le Manifeste a été réédité par les éditions Allia pour le centenaire de l’excessivisme. En voici le passage le plus caractéristique :

Nous proclamons que l’excès en tout est une force, la seule force … Ravageons les musées absurdes, piétinons les routines infâmes. Vivent l’écarlate, le pourpre, les gemmes coruscantes, tous ces tons qui tourbillonnent et se superposent.

Plus d’informations sur Artnet et le site du Lapin agile, restaurant montmartois où le peintre avait ses habitudes lors de ses passages à Paris. Voir aussi l’article de Daniel Grojnowski paru dans les Actes de la recherche en sciences sociales, 1991, vol. 88,  p. 41-47.

(4) Denys Riout, La peinture monochrome : histoire et archéologie d’un genre. Les précédentes éditions sont parues chez J. Chambon en 1996, puis chez Gallimard en 2006 pour une édition revue et augmentée. Voir aussi ma chronique sur ce thème.

(5) Cet établissement culturel est bien connu pour sa collection d’œuvres de la nouvelle école artistique lyonnaise fondée par Sébastien Brunel et Thomas Girard, plus connue sous le nom de conisme. La boutique du musée propose aussi de nombreux ouvrages parus chez d’autres éditeurs. A lire notamment le roman que Patrick Poivre d’Arvor a consacré à Sébastien Brunel.

Dernière mise à jour : 23 novembre 2015.

A propos de deux concours de plaidoiries

Depuis 22 ans, le Mémorial de Caen invite les avocats du monde entier à plaider la cause, réelle et individuelle, d’une victime dont les droits fondamentaux ont été bafoués. Chaque année, 10 avocats prononcent leur plaidoirie devant un jury composé de personnalités du monde juridique, politique, culturel engagées dans la défense des Droits de l’Homme. A ce concours de plaidoiries des avocats se sont ajoutés celui des élèves avocats depuis 2011 et celui des lycéens qui existe depuis 1999. Continuer la lecture de A propos de deux concours de plaidoiries

Une nouvelle traduction de Robinson Crusoé… Et les autres ?

Lu dans le 20 minutes de ce 1er mars 2012 :

Tout le monde le connaît, mais peu ont lu ses aventures. Si Robinson Crusoé est une star, c’est surtout à travers Michel Tournier, son Vendredi ou la Vie sauvage (pour enfants), son Vendredi ou les Limbes du Pacifique (pour adultes), et ses adaptations au cinéma qu’on a surtout découvert l’histoire de ce naufragé sur une terre inconnue. Mais cette année, le texte original connaît un renouveau. Pour la première fois depuis 1836, le texte de Daniel Defoe est débarrassé des emphases de son traducteur romantique Pétrus Borel. « Sa version était très fautive, très obscure », admet Françoise du Sorbier, l’universitaire qui a consacré neuf mois à la nouvelle traduction du célèbre roman. [Lire la suite]

Voir ce qu’en disent La République des lettresBiblioblog et les articles de La Croix.

Mais à propos, quel est le premier traducteur de cet ouvrage en français ? En fait, ils s’y sont mis à deux. Dès 1720 et 1721 (la première édition anglaise est de 1719) paraît à Amsterdam, chez L’Honoré et Châtelain, une traduction due à Thémiseul de Saint-Hyacinthe et Justus Van Effen. Elle s’intitule La vie et les avantures surprenantes de Robinson Crusoe et comporte 3 volumes : le volume 2 a en sous titre Contenant son retour dans son isle, & ses autres nouveaux voyages et le volume 3 Reflexions serieuses et importantes de Robinson Crusoe, faites pendant les avantures surprenantes de sa vie : avec sa vision du monde angelique. D’après le catalogue de la B.N., le premier a traduit la premère moitié du tome 1 et Van Effen le reste. Cette traduction connaît plusieurs éditions chez divers éditeurs jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et au-delà, certaines étant disponible sur Gallica.

Cependant, dès 1766, Aimé-Ambroise-Joseph Feutry en propose une “nouvelle imitation de l’anglais”. Il s’agit d’une version abrégée  qui sera rééditée plusieurs fois. Le XIXe siècle va multiplier les traductions/adaptations pour la jeunesse. En 1809, Feutry fait paraître à Liège, chez F. Lemarié, Le Robinson de la jeunesse, traduction nouvelle, revue et corrigée des Voyages et aventures de Robinson Crusoé, augmentée de l’Histoire d’Alexandre Selkirk dans l’isle de Jean Fernandez. L’année suivante paraît à Limoges, chez M. Ardan,  Le Petit Robinson, ou les Aventures de Robinson Crusoé, trad. de l’anglais de D. Defoe et arrangées pour l’amusement de la jeunesse par Henri Lemaire. En 1832, c’est au tour de Madame de Nouvray de proposer un  Robinson du jeune âge ou Aventures les plus curieuses de Robinson Crusoé

Les années 1830 voient au moins deux traductions nouvelles qui ne sont pas expressément pour la jeunesse. D’abord celle de Madame Amable Testu en 1835 à Paris chez Moutardier : Aventures de Robinson Crusoé par Daniel de Foé…, suivies d’une notice sur Foé et sur le matelot Selkirk, par Louis Reybaud. Elle sera suivie deux autres éditions en 1839 et 1845. La seconde traduction, en 1836, est celle déjà évoquée de Petrus Borel. Rééditée une quarantaine de fois depuis cette date, elle est accessible sur Gallica ou sur la bibliothèque électronique du Québec.

Enfin, je voudrais citer à titre de curiosités deux adaptions du roman à la scène. Le 10 vendémiaire an XIV (2 octobre 1805),  René-Charles Guilbert de Pixérécourt fait jouer à Paris, Porte-Saint-Martin, sur une musique d’A. Piccini et de Gérardin Lacour un Robinson Crusoé, mélodrame en 3 actes, à grand spectacle dont le texte est publié la même année chez Barba. Plus de cinquante ans après, le 23 novembre 1867, Eugène Cormon (P.-E. Piestre) et Hector Crémieux donnent à l’Opéra-Comique Le Robinson Crusoé, opéra-comique en 3 actes, sur une musique de Jacques Offenbach. Le texte est publié l’année suivante chez Michel Lévy frères. Des images en rapport avec ces deux spectacles (costumes, décors) sont accessibles sur Gallica.

Marie-Madeleine, lectrice et pénitente

 (Dernière mis à jour : 29/05/2012)

Marie-Madeleine au désert (Emmanuel Benner)
Marie-Madeleine au désert (Emmanuel Benner)
Marie-Madeleine lisant (Rogier van der Weyden)
Marie-Madeleine lisant (Rogier van der Weyden)

Comment est-on passé de la représentation de Marie-Madeleine lisant par Rogier van der Weyden datant de la première moitié du XVe siècle à celle réalisée sur le même thème par Emmanuel Benner plus de quatre siècles plus tard ? Un historien de l’art vous le dirait mieux que moi.

Quelques remarques cependant. Dans le tableau d’Emmanuel Brenner, outre la nudité de la sainte qui atteint ici son point d’aboutissement, les siècles précédents ayant peu à peu rejeté les voiles qui la recouvraient(1) (je vous laissent le constater par vous-même avec les tableaux répertoriés ci-dessous), vous noterez la présence du crâne, ici relégué dans un coin. Comme motif pictural, il apparaît beaucoup plus tôt, et en position centrale, servant de lutrin, de presse-livre, d’accoudoir à une sainte dont la lecture est souvent interrompue par une lueur divine ou une sombre méditation

Nous sommes ici dans le domaine des vanités et autres memento mori. Le miroir, le pot de parfum(2) le crucifix, voire la couronne d’épines, qui s’ajoutent ou se substituent au crâne, jouent sur le même registre de la futilité de l’existence terrestre et de l’appel à la pénitence. Car cette lectrice retirée au désert est avant tout une pénitente et le livre qu’elle lit est le Livre majuscule, la Bible.

Sur ces quelques considérations générales qui valent ce qu’elles valent, je vous laisse consulter les peintures ci-dessous, représentant Marie-Madeleine avec un livre, qu’elle soit effectivement plongée dans sa lecture ou les yeux perdus dans la méditation. Pour des sélections plus générales, je vous renvoie

à celles réalisées par

Jisseo (voir aussi ici),

Bible Art Painting

Utpictura18

Wikipedia

au dossier iconographique de la thèse de Karine Lanini sur les vanités

aux résultats de recherche sur Google ou sur la base Joconde.

Quelques tableaux à travers les siècles

XVe siècle

Rogier van der Weyden.Marie-Madeleine lisant (1445). Londres, National Gallery >> voir Aparence ; voir aussi l’article qui lui est consacré sur Wikipedia

XVIe siècle

Brueghel l’Ancien. Sainte Marie-Madeleine pénitente.

Maître des figures de femmes à mi-corps. Sainte Madeleine lisant. Paris, musée du Louvre >> voir la base Joconde

Frans Floris. Madeleine pénitente. Dijon, musée Magnin >> voir la base Joconde

Piero di Cosimo. Sainte Marie Madeleine (vers 1500/10). Rome, Galleria Nazionale d’Arte Antica di Palazzo Barberini >> voir Wikimedia

Adrien Ysenbrandt. La Madeleine dans un paysage (vers 1510/25). Londres, National Gallery >> voir Insecula

Ambrosius Benson, un spécialiste de ce thème >> Reading and art ou Lezen in de kunst

Marie-Madeleine lisant (vers 1525). Londres, National Gallery >> voir Paperblog

Marie-Madeleine lisant (vers 1530). Venise, Galleria Franchetti, Ca’ d’Oro >> voir Wikimedia

Sainte Marie-Madeleine lisant (15??) >> Visualphotos

Sainte Marie-Madeleine (15??) >> Christie’s

La Madeleine lisant (15??) >> Wikigallery

Tiziano Vecellio (Titien). Marie Madeleine pénitente (vers 1560). Los Angeles, J. Paul Getty Museum >> voir Insecula

Domenicos Theotokopoulos (El Greco). Marie-Madeleine pénitente (1580). Budapest, Szépmüvészeti Muzeum >> voir le site du musée ou Wikipedia

Domenico Carrache. La Madeleine au désert (1591). Nancy ; musée des beaux-arts >> voir la base Joconde

Antonio Allegri (Le Corrège). Marie-Madeleine dans le désert ou la Lectrice (1600). Florence, Palais Pitti, Galerie Palatine  >> voir Utpictura18

XVIIe siècle

Sainte Madeleine pénitente. Valenciennes, musée des Beaux-Arts >> voir la base Joconde

Sainte Madeleine pénitente. Paris ; musée du Louvre département des Arts graphiques >> voir la base Joconde

Giovanni Francisco Barbieri (Le Guerchin). Sainte Madeleine. Chambéry, musée des beaux-arts >> voir la base Joconde

Valentin de Boulogne. Sainte Madeleine. Chambéry, musée des beaux-arts >> voir la base Joconde 

Giovanni Domenico Cerrini. La Madeleine en prière. Paris, musée du Louvre >> voir la base Joconde

Cornélis Cornelisz (Cornélis van Haarlem). Sainte Madeleine. Bordeaux, musée des beaux-arts >> voir la base Joconde

Guy François. Sainte Marie-Madeleine pénitente. Paris, musée du Louvre >> voir le site du Louvre ou la base Joconde

Giovanni Martinelli. Madeleine repentante. Mâcon, musée des Ursulines >> voir la base Joconde

Johan Moreelse. Marie-Madeleine pénitente. Caen, musée des Beaux-Arts >> voir le site du Ciné club de Caen

Antiveduto Gramatica. Marie-Madeleine pénitente avec sa sœur Marthe >> voir Arcadja

Anton van Dyck. Madeleine pénitente (copie d’après). Grenoble, musée de Grenoble >> voir la base Joconde 

Hendrick Goltzius. La Madeleine pénitente et un ange (1610). , New York, Metropolitan Museum of Art >> voir Insecula

Orazio Gentileschi. Marie Madeleine en pénitence (1615). Collection privée >> voir Wikimedia

Antonio Allegri (Le Corrège). La Madeleine (vers 1618). Londres, National Gallery  >> voir Insecula

Domenico Fetti. Madeleine pénitente (vers 1617-1621). Rome, Galleria Doria Pamphilj >> voir Wikimedia

Domenico Fetti. Melancholie (vers 1620) >> voir Wikimedia (NB : Malgré son titre, cette toile reprend les éléments iconographiques caractéristiques de la représentation de Marie-Madeleine)

Nicolas Régnier. Marie-Madeleine pénitente (vers 1625). Detroit, Detroit Institut of Art >> voir le site du Detroit Institut of Art

Gerard Seghers. Madeleine repentante (1630). Washington, National Gallery of Art >> voir Utpcitura18

Orazio Lomi Gentileschi. Marie-Madeleine pénitente (vers 1621-1623). Vienne, Kunsthistorisches Museum, Pinacothèque >> voir Guggenheim Bilbao ou Bilddatenbank

Georges de la Tour. Marie Madeleine pénitente, à la veilleuse (vers 1630-1635). Paris, musée du Louvre département des Peintures >>  voir la base Joconde

Simon Vouet. La Madeleine repentante (1633). Amiens, musée de Picardie >>  voir la base Joconde

Georges de la Tour. La Madeleine repentante (vers 1640). Washington, National Gallery, Ailsa Mellon Bruce Fund >> voir le site de Pierre-Olivier Douphis

Philippe de Champaigne. Madeleine pénitente (1648).  Rennes, musée des beaux-arts >> voir la base Joconde

Nicolas Régnier. Marie-Madeleine pénitente (vers 1655-1660). Vienne, Kunsthistorisches Museum, Gemäldegalerie >> voir le site Niccolo Renieri et celui du Detroit Institut of Art

Pieter Cornélisz van Slingelandt. Marie-Madeleine pénitente (1657). Paris, musée du Louvre >> voir la base Joconde et Insecula

Elisabetta Sirani. Sainte Madeleine pénitente (1663). Besançon, musée des beaux-arts et d’archéologie >> voir la base Joconde

Michele Rocca (Parmigianino le Jeune). Marie Madeleine pénitente (1698). Los Angeles, J. Paul Getty Museum >> voir Insecula

XVIIIe siècle

Sainte Madeleine pénitente. Bordeaux, musée des beaux-arts >> voir la base Joconde 

Pompeo Girolamo Batoni. La Madeleine repentante.  >> voir les sites Femme femme femme et Richard Gardner Antiques ou sur Wikigallery

Carlo Antonio Tavella, dit Il Solfarola. Madeleine pénitente dans un paysage de rochers ou Madeleine dans une grotte. Bordeaux, musée des beaux-arts >>  voir la base Joconde

Adriaen van der Werff,Sainte Marie-Madeleine pénitente, méditant dans la solitude (1718). Paris, musée du Louvre >> voir la base Joconde

Jean-Marc Nattier. La Madeleine ou une pénitente dans le désert (vers 1742-1744). Paris, musée du Louvre >> voir la base Joconde

Charles-Joseph Natoire. La Madeleine (1758). Dijon, musée des beaux-arts >> voir la base Joconde

Carle Van Loo. La Madeleine dans le désert (1761) >> voir Utpictura18

XIXe siècle

Petrus van Schendel. Sainte Marie-Madeleine en prière. Amiens, musée de Picardie >> voir la base Joconde

William Etty. Marie-Madeleine pénitente. Grenoble, musée de Grenoble >> voir Artflakes

Jean-Baptiste Camille Corot. La Madeleine lisant (1854). Paris, musée du Louvre département des Peintures >> voir la base Joconde

Jean-Jacques Henner. La liseuse ou Marie-Madeleine lisant (vers 1880-1890). Paris, musée d”Orsay >> voir Wikimedia

Emmanuel Benner.Marie-Madeleine au désert (1886). Strasbourg, musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg >> voir Wikimedia

Alexandre Falguière. La Madeleine (1887). Pau, musée des beaux-arts >> voir la base Joconde

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(1) Des figurations de Marie-Madeleine nue, confondue avec Marie l’Egyptienne, existent dès le Moyen-Age, mais ses longs cheveux lui servent alors de vêtements, ce qui n’est plus le cas plus tard.

(2) Celui dont la femme pécheresse a enduit les pieds et/ou les cheveux de Jésus et qui figure déjà dans le tableau de Rogier van der Weyden.

Une bibliographie sur les robâiyât d’Omar Khayyâm

(Dernière mise-à-jour : 7 mars 2018)

Je me suis enfin procuré auprès de la BU où je travaille un ouvrage fort intéressant de Jos Coumans, bibliothécaire et secrétaire de la Nederlands Omar Khayyám Genootschap : The Rubáiyát of Omar Khayyám. An Updated Bibliography (Leiden University Press, 2010). Cet ouvrage de 249 pages, partiellement consultable sur Google livres, n’a qu’un défaut à mes yeux : celui d’être écrit en anglais, qui n’est pas la langue étrangère que je maîtrise le mieux. Continuer la lecture de Une bibliographie sur les robâiyât d’Omar Khayyâm

Der Bücherwurm et les autres : représentations de lecteurs… et de lectrices jusqu’au début du XXe siècle

Carl Schleicher. Der Bücherwurm
Hermann Fenner-Brehmer. Der Bücherwurm

En cherchant sur la grande toile quelques images du Bücherwurm de Spitzweg (voir ci-dessus), j’ai découvert quelques tableaux portant le même nom.

Andreas Achenbach Der Bücherwum (Die Entdeckerfreude)
Eduard Swoboda.Ein kleiner Bücherwurm

Comme vous le voyez, le même mot peut renvoyer à des réalités bien différentes. C’est que l’allemand Bücherwurm, littéralement  “ver de livre”, est l’équivalent de la locution française utilisée pour désigner un gros lecteur “dévoreur de livre” : rat de bibliothèque.

Or les réalités et surtout les représentations culturelles de la lecture sont multiples. Au sein de la société européenne du XIXe siècle, ces peintures représentent la lecture savante et attentive de l’érudit bibliomane (voir Spitzweg et Schleicher) et celle rêveuse de l’enfant et de la femme. Notons en passant que nudité et sensualité semble un complément si naturel de la lecture féminine qu’aujourd’hui encore, dans la catégorie d’images sélectionnées par la version anglo-saxonne de Wikipedia sur les représentations  de lectrices, il existe une sous-catégorie Nude females reading in art. Continuer la lecture de Der Bücherwurm et les autres : représentations de lecteurs… et de lectrices jusqu’au début du XXe siècle

Jean-Jacques Rousseau : petite webographie pour un tricentenaire

L’année 2012 n’est pas seulement l’année des élections présidentielles et législatives en France, évènements au total bien futiles auprès de l’anniversaire qu’il convient de commémorer : celui de la naissance, voici 300 ans, de l’auteur du Contrat social. Bref tour d’horizon en attendant des compléments futurs.

Le fameux philosophe et littérateur ayant pas mal parcouru l’actuelle région Rhône-Alpes du temps de sa jeunesse et plus tard, l’Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation a créé le le blog Rousseau 2012 sur lequel vous trouverez entre autres choses deux bibliographies, l’une de ses textes, l’autre des essais qui lui sont consacrés, toutes deux rédigées par Catherine Goffaux-H. (Bibliothèque municipale de Lyon La Part-Dieu) sous la conduite de Michael O’Dea (enseignant et chercheur, université Lumière-Lyon 2).

Si vous souhaitez une bibliographie plus développée des écrits relatifs à Jean-Jacques Rousseau, voyez la bibliographie mondiale de Rousseau disponible le site Rousseau studies créé dans le cadre du  programme autour de Rousseau initié par le  Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises des XVIIe et XVIIIe siècles (CELLF). Ce même site propose une anthologie de textes sur Rousseau.

 Ses textes sont également accessibles, en nombre plus ou moins important, sur Athéna, Les Classiques des sciences sociales, Gallica, Wikisources….

Kobayashi Takuya, spécialiste la botanique de Rousseau, a réalisé le site Chronologie de Jean-Jacques Rousseau.

Pour aller plus loin, voir le choix de liens bien fourni proposé par le site de l’Espace Rousseau.