Archives par mot-clé : Films

Les traducteurs

J’ai visionné dernièrement un DVD d’un film réalisé par Régis Roinsard sorti en 1919, Les_Traducteurs. Je ne peux vous dévoiler entièrement le synopsis. Ce serait divulgâcher !

Sachez simplement que Lambert Wilson y incarne un éditeur quelque peu psychopathe, Éric Angstrom, qui parque dans un bunker souterrain les neuf traducteurs sélectionnés pour travailler sur la traduction dans leurs langues respectives (anglais, allemand, russe, portugais, danois, mandarin, espagnol, grec et italien) du texte français du troisième tome de Dedalus du mystérieux auteur Oscar Brach. Tout doit se dérouler dans le plus grand secret, sans le moindre contact avec l’extérieur. Lorsque un mystérieux hacker commence à diffuser les pages du livre sur internet en réclamant une énorme rançon, cela tourne au huis-clos sanglant. Mais l’intrique est loin d’être linéaire et ses nombreux allez-retours entre présent et passé, éclaire les secrets de plusieurs protagonistes, jusqu’au dénouement final qui révèle les véritables intentions du hacker, et l’identité d’Oscar Brach. Suspens haletant ! Aussi surprenant que celui d’Usual Suspects de Bryan Singer en 1997.

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Un film, un lieu (1) Le trésor de Cantenac et Bois d’Arcy

Je viens de visionner Le Trésor_de_Cantenac, film Sacha Guitry qui fait du Guitry, c’est à dire quelque peu réactionnaire, voire cryto-pétainiste quoique tourné en 1950. Mais exprimé avec tant d’esprit. Bref, du Guitry…

Celui-ci y reprend le procédé employé avant-guerre pour Le roman d’un tricheur en se faisant le récitant de l’histoire, ne laissant que brièvement la parole à ses acteurs, pourtant tous excellents.

Le film fut tourné à Bois d’Arcy, commune rurale des Yvelines comme l’atteste les photographies anciennes trouvées en ligne, où se retrouvent les extérieurs du film, notamment son église et sa mairie-école. La municipalité en a immortalisé le souvenir dans la fresque de l’artiste d’art urbain David Bonheur qui sur 200 mètres longe le mur du cimetière.

Tilly Nordwood, actrice virtuelle et ses collègues

Voici quelques mois, je m’étais intéressé aux fonctions des IA féminines, du mannequin à la PDG. J’avais omis l’actrice virtuelle. En voici une, Tilly Nordwood, dont la récente notoriété souligne l’impact de l’intelligence artificielle dans l’industrie cinématographique, notamment pour les acteurs humains.

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Napoléon (24) Le point commun entre Albert Dieudonné et Vladimir Roudenko

Ecouter les 4 épisodes de la série L’homme qui voulut être Napoléon
diffusée dans le cadre de l’émission Une journée particulière sur France Culture

Dans les années 20, Fedor Ivanovitch Kalita, un exilé russe à Paris, est en fait le dernier des Romanov, réchappé du massacre d’Ekatinenbourg le rôle de Napoléon Bonaparte dans un film français, avec des capitaux américains, tourné en Ukraine. Grâce à ce rôle, il va essayer de reconquérir le trône de ses aïeux. Un roman d’Albert Dieudonné, publié en 1928 aux éditions Baudinière et réédité en 2002 chez Durante.

Si je vous demande qui joue Napoléon dans le célébrissime film d’Abel Gance, vous me répondrez, si vous êtes un peu cinéphile, Albert Dieudonné (1889-1976), un acteur vraiment mordu par la figure du petit caporal qui écrivit un curieux roman de politique-fiction Le Tzar Napoléon (voir ci-contre) et fut enterré dans le costume de Napoléon à Courçay, un petit village de la vallée de l’Indre au sud-est de Tours. Bref, pour moi, un voisin….

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Le Code pénal dans les romans et les films en deux extraits

— Soit. En quoi serons-nous plus avancés d’obéir ? Pensez-
vous donc que la demande en renvoi empêcherait M. Calpin-
Daveline de continuer à suivre la procédure ? Point. Il la
suivrait jusqu’à la décision de la cour de cassation. Il serait,
jusque-là, c’est vrai, empêché de rendre une ordonnance
définitive ; mais M. de Boiscoran doit la souhaiter, cette
ordonnance, dont le premier effet sera de lever le secret, et
de lui permettre de voir son avocat.

— C’est atroce !… murmura M. de Chandoré.

Oui, c’est atroce, en effet, mais c’est la loi. Et ils sont heureux, ceux qui jamais en leur vie, qu’il s’agisse d’eux ou d’un être cher, n’ont eu l’occasion d’ouvrir ce livre formidable qui s’appelle le Code, et d’y chercher, le cœur serré d’une inexprimable anxiété, l’article fatidique et inexorable d’où dépend leur destinée…

Dans cet extrait du Schpountz, il est question du Code civil,
mais c’est une erreur, c’est bien du Code pénal qu’est extrait le fameux article.

Tout condamné à mort aura la tête tranchée.

Une scène marquante du film Le diable boîteux : la réconciliation de la France avec elle-même

Tous les Français aiment la France, c’est vrai, mais jamais la même.

Aimée de Coigny

La citation ci-dessus m’a fait penser à une scène du film de Guitry Le diable, où royalistes, républicains et bonapartistes se trouvent d’un coup réconcilier par un simple mot : France.

Cette scène est très courte, à peine 28 secondes sur un film de 2 heures, mais elle est efficace, et peut résumer le film et l’esprit dans lequel il a été réalisé.

A projeter à l’Assemblée nationale à chaque début de séance.

Napoléon (23) “Ouf… Il est Mort”, extrait de Napoléon, un film de Sacha Guitry

Dans Napoléon (1955), Sacha Guitry, dans le rôle de Talleyrand, évoque ma bête noire habituelle. Il n’est visiblement pas dans les mêmes dispositions que moi à son égard, mais il s’exprime avec tant d’esprit…

Il exista naguère un être fabuleux qui avait pourtant l’aspect d’un homme, qui naquit dans une île, rêva tout sa vie de conquérir une île, se retira dans une île, et qui, contre son gré, trépassa dans une île.

Mise à jour du 31 août 2025

A ma grande surprise, le film complet est accessible sur Youtube. Qu’en disent les ayant-droits ?…

Prompt, une série de 10 vidéos de l’illustrateur Jocelyn Collages

Prompt est une série de l’illustrateur Jocelyn Collages, co-écrite avec Romain Faure-Geors. En voici l’argument tel qu’il est exposé sur le site d’Arte :

En posant des questions d’apparence banale à son agent conversationnel imaginaire, Jocelyn Collages, illustrateur animé par la “concurrence déloyale” des IA génératives, fait surgir des échanges délirants et loufoques qui invitent à réfléchir aux absurdités, dangerosités mais aussi infinies possibilités de l’IA en matière de récit.

Accompagnée d’un making-of, la série comporte 10 vidéos dont le ton décalé et l’absurde poésie dystopiques sont une vraie réussite.

Playlist de la série. précédée de son making-of
Disponible également sur Arte TV jusqu’au 30 août 2027

A lire aussi :

Quand l’IA rencontre l’esthétique rétro-futuriste des années 1950 et ses pinup

En explorant Youtube, j’ai découvert la chaîne AI Retro Rewind dont voici l’auto-présentation enthousiaste traduite par Google Traduction :

Bienvenue dans AI Retro Rewind, où le passé rencontre le futur ! Plongez dans un monde de contenu généré par l’IA inspiré par l’esthétique vibrante des années 1950 et au-delà. Notre chaîne explore les visions fantaisistes et imaginatives du rétro-futurisme, mêlant éléments nostalgiques et technologie de pointe. Des visuels époustouflants aux histoires captivantes, nous vous apportons une perspective unique sur ce à quoi l’avenir aurait pu ressembler à travers les yeux du passé. Rejoignez-nous dans ce voyage créatif et abonnez-vous pour un délicieux mélange d’art, d’innovation et de nostalgie !

C’est vrai que les images obtenues sont esthétiquement assez réussies, bien qu’un peu figées, mais certains peuvent en regretter le caractère un tantinet sexiste et WASP friqués. C’est cela aussi l’héritage esthétique américain des années 50. Si les IA s’en nourrissent pour leurs créations, le pire est à craindre.

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