Sur Akadem TV, le journaliste Sébastien Lévi, spécialiste des États-Unis, analyse avec Stéphane Bou la situation des Juifs dans l’Amérique trumpiste, dont le président soutient Israël tout en laissant libre cours à l’antisémitisme de son électorat d’extrême droite.
Sonderkommando Auschwitz-Birkenau, un documentaire d’Arte
En février 1945, peu après la libération d’Auschwitz, on retrouve enterrée à proximité des fours crématoires une bouteille en verre contenant une lettre, signée Hermann, écrite en français et datée du 6 novembre 1944. Celle-ci qui a été lue entièrement sur France Culture lors de l’émission d’Avec philosophie du 30 octobre 2025. Un témoignage éprouvant d’un membre des Sonderkommando, ces déportés juifs forcés à travailler dans les centres d’extermination nazis.
L’actualité politique internationale et la lecture récente de deux uchronies m’ont conduit à m’intéresser aux projets alternatifs de foyers juifs ailleurs qu’en Palestine, les Terres promises avant Israël pour reprendre le titre d’un ouvrage d’Olivier de Marliave paru en 2017 aux éditions Imago.
Bien avant la naissance du sionisme, des projets de foyers juifs tentèrent d’offrir un abri aux populations juives persécutées, quelque soit le territoire concerné. S’ils prirent le nom de “territorialistes” après le VIIe congrès sioniste en 1905 qui voit le rejet de toute autre solution que la Palestine et l’apparition d’une scission au sein du mouvement sioniste avec la création Organisation juive territorialiste menée par Israël Zangwill, il ne faut pas oublier que cette tendance a pu toucher Théodor Herzl lui-même. N’avait-il pas envisager des projets d’installations juives dans le Sinaï, à Chypre et même en Afrique, aux confins de l’Ouganda et du Kenya actuels ? C’est du reste à la suite de du rejet de ce projet Ouganda qu’a lieu la scission de 1905.
J’ai lu récemment Comment le peuple juif fut inventé : de la Bible au sionisme, l’étude publiée par Shlomo Sand en 2008, ainsi que son roman, La mort du Khazar rouge, paru en 2019. Ces deux ouvrages font référence à Hymiar dans l’actuel Yémen et aux Khazars vivants entre mer Noire et Caspienne, deux royaumes qui se sont convertis au judaïsme, en 380 pour le premier et vers 735 pour le second.
L’étude m’a plus intéressé que le roman, mais il est vrai que j’ai lu ce dernier en second, et que la manière dont Shlomo Sand plaquait sur l’intrique ces données historique m’a semblé un peu artificielle et maladroite par rapport à leur présentation dans Comment le peuple juif fut inventé. Ceci dit, pour quelqu’un qui aurait commencé par le roman, ce peut être une bonne introduction aux idées de l’auteur.
Je ne sais plus trop comment j’ai rencontré Uriel da Costa (1585-1640). Peut-être lors d’une recherche sur l’hérem frappant Spinoza, car son nom est souvent lié à celui du philosophe comme exemple de victimes de l’intolérance de la communauté juive d’Amsterdam vis à vis de tout hétérodoxe. Ce qui est sûr c’est que j’ai souhaité en savoir un peu plus sur cet hérétique en rupture de deux religions, le christianisme de sa jeunesse marrane et le judaïsme qu’il avait pourtant choisi lorsque, fuyant le Portugal, il était venu se convertir en Hollande. De cette vie tourmentée témoigne son autobiographie, qu’il acheva juste avant son suicide. Voici quelques références bibliographiques qui formenr le résultat provisoire de mes explorations.
J’ai vu lundi sur Arte Le Jardin des Finzi-Contini, beau film de de Vittorio De Sica d’après le roman de Giorgio Bassani, roman que j’ai bien l’intention de lire prochainement D’après le documentaire A la recherche du jardin des Finzi-Contini qui suivait, il y a eu quelques tiraillements entre l’auteur et le réalisateur à propos de cette adaptation…. En attendant de lire le roman, je rassemble un peu de document le concernant ainsi que son auteur.
Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme.
Emmanuel Macron
Cela ne fit pas l’unanimité, même au sein de la communauté juive, car les personnes un peu mieux renseignées que le locataire de l’Élysée savent bien que le signe d’égalité placé entre les termes « antisionisme » et « antisémitisme » constitue un véritable déni d’histoire, une forme de révisionnisme qui veut effacer toute trace de la longue tradition juive, religieuse ou séculière, d’opposition à l’idée d’État-nation juif (cf.Union Juive Française pour la Paix).
La question ci-dessus est aussi le thème d’un colloque qui s’est tenu les jeudi et vendredi 23 et 24 mars 2017, à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations et à la Bibliothèque nationale de France. Vous pouvez enlireet voir les différentes interventions sur le site de l’Enssib, et compléter par documents suivants (liste à compléter) :
Martine Poulain. Livres pillés, lectures surveillées. Les bibliothèques françaises sous l’Occupation. Paris : Gallimard, 2008. Réédition dans la collection en 2013. Présentation de l’ouvrage.
Martine Poulain (coord). Où sont les bibliothèques spoliées par les nazis ? Presses de l’Enssib, 2019. Actes du colloque de 2017. Présentation et dossier de presse.